Mis à jour le 15 juillet 2026 · Rédigé par la rédaction de lettre-motivation-exemple.fr
Les formules de politesse pour une lettre de motivation encadrent le début et la fin de votre courrier : une accroche qui donne le ton, et une conclusion qui referme la candidature sur une note professionnelle. Mal choisies, elles trahissent un manque d’attention ; bien choisies, elles passent inaperçues — ce qui est précisément leur rôle.
Cette page réunit les formules d’ouverture et de conclusion les plus adaptées selon le contexte — candidature classique, e-mail, relance — ainsi que la liste des tournures à bannir : familiarités déplacées et formules désuètes qui datent une lettre plus sûrement qu’une faute d’orthographe.
- Formule à éviter n°1« Salutations » seule, trop courte et trop informelle pour une candidature
- Format recommandéLe vouvoiement systématique, même si l’entreprise tutoie sur son site ou ses réseaux
- Email vs courrierUne formule d’e-mail peut être plus courte qu’une formule de lettre papier classique
- SignaturePrénom et nom suffisent ; pas besoin de répéter la formule de politesse dans la signature
Pourquoi la formule de politesse compte autant qu'on le pense
Une formule de politesse mal choisie ne suffit généralement pas, à elle seule, à faire rejeter une candidature. Mais elle produit un effet cumulatif avec d’autres petits signaux — une faute de frappe, un nom d’entreprise erroné, une mise en page négligée — qui, ensemble, construisent une impression de désinvolture. À l’inverse, une ouverture et une conclusion parfaitement calibrées renforcent la cohérence globale de la candidature : elles montrent que le candidat maîtrise les codes professionnels attendus, même dans les détails.
C’est aussi l’un des rares éléments d’une lettre de motivation qui ne demande aucun effort de personnalisation : contrairement au corps du texte, les formules d’ouverture et de conclusion suivent des conventions stables, qu’il suffit de connaître une bonne fois pour toutes.
Après la formule de politesse vient la signature : il suffit d’indiquer votre prénom et votre nom sur la ligne suivante, sans répéter « Signature » ni ajouter de fonction si celle-ci figure déjà dans l’objet de la lettre. Pour un courrier papier, un espace de deux à trois lignes avant le nom permet d’apposer une signature manuscrite si le document est imprimé et envoyé par la poste ; pour un envoi numérique (PDF ou e-mail), le prénom et le nom tapés suffisent, une signature scannée n’étant ni nécessaire ni généralement attendue.
Formules d'ouverture pour une lettre de motivation classique
La formule d’ouverture s’adresse directement au destinataire, avant l’accroche elle-même. Elle reste sobre :
| Situation | Formule recommandée |
|---|---|
| Nom du destinataire connu | « Madame Martin, » ou « Monsieur Dupont, » |
| Nom du destinataire inconnu | « Madame, Monsieur, » |
| Destinataire de genre inconnu (initiales, service) | « Madame, Monsieur, » |
| Réponse à une annonce précise | « Madame, Monsieur, » suivi directement de l’accroche faisant référence à l’offre |
Contrairement à un e-mail, la lettre de motivation classique ne comporte pas de formule d’appel supplémentaire type « Bonjour » : l’en-tête (« Madame, Monsieur, ») suffit et se place seule sur sa ligne, avant le premier paragraphe.
Si vous connaissez le nom du recruteur mais pas son titre exact (Directeur, Directrice, Responsable), il est possible d’omettre la fonction et de s’en tenir à « Madame [Nom], » ou « Monsieur [Nom], » : c’est plus sûr que de deviner un intitulé incorrect, qui serait immédiatement repéré comme une erreur.
Formules de conclusion pour une lettre de motivation papier
La formule de politesse finale reste l’un des passages les plus figés de la lettre de motivation à la française. Quelques variantes acceptées, de la plus classique à la plus directe :
| Registre | Formule |
|---|---|
| Classique | « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » |
| Classique, plus déférente | « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. » |
| Plus directe (jeunes diplômés, secteurs modernes) | « Dans l’attente de votre retour, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. » |
| Avec mention de la disponibilité pour un entretien | « Je reste à votre disposition pour un entretien et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. » |
La règle d’or : la formule doit reprendre le même mot que celui utilisé dans le verbe (« agréer » appelle « l’expression de… », « recevoir » appelle « mes salutations »). Mélanger les deux constructions — par exemple « Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées » sans « l’expression de » — est une maladresse fréquente et facilement repérable par un recruteur habitué à lire des dizaines de lettres.
Autre point de vigilance : la formule de politesse doit reprendre exactement les mêmes termes d’adresse que ceux utilisés dans l’en-tête. Si vous avez ouvert votre lettre par « Madame, Monsieur, » sans connaître le destinataire, ne concluez pas par « Madame Martin » : cette incohérence trahit un copier-coller mal ajusté d’une lettre précédente.
Formules de politesse pour un e-mail de candidature
Un e-mail de candidature autorise des formules légèrement plus courtes qu’un courrier papier, sans pour autant tomber dans la familiarité :
| Moment | Formule |
|---|---|
| Ouverture | « Madame, Monsieur, » (à éviter : « Bonjour » seul pour une première prise de contact avec un recruteur inconnu) |
| Conclusion courte | « Vous trouverez ci-joint mon CV et ma lettre de motivation. Je reste à votre disposition pour tout complément d’information. Cordialement, » |
| Conclusion plus formelle | « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » |
« Cordialement » est aujourd’hui largement accepté pour clore un e-mail de candidature, à condition que le corps du message soit resté professionnel. Il reste toutefois légèrement moins formel que la formule complète — à réserver aux échanges déjà engagés plutôt qu’à un premier contact avec un grand groupe ou une administration.
L’objet de l’e-mail mérite la même attention que la formule d’ouverture : privilégiez un intitulé explicite du type « Candidature au poste de [intitulé du poste] — [Prénom Nom] » plutôt qu’un objet vague comme « Candidature » ou, pire, un champ laissé vide. Un recruteur qui reçoit des dizaines de candidatures par jour trie souvent sa boîte de réception sur la base du seul objet.
Formules de politesse pour une lettre ou un e-mail de relance
Après une candidature restée sans réponse, la relance appelle un ton respectueux mais plus direct, sans excuse excessive :
| Moment | Formule |
|---|---|
| Ouverture | « Madame, Monsieur, » suivi d’un rappel bref de la candidature initiale et de sa date d’envoi |
| Conclusion | « Restant à votre disposition pour tout complément d’information, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » |
| Conclusion e-mail, plus courte | « Je reste disponible pour échanger à votre convenance. Cordialement, » |
Évitez les formules qui sonnent comme une justification (« Je me permets de vous relancer car je suis très motivé(e) ») : une ligne factuelle suffit, la motivation ayant déjà été exposée dans la candidature initiale.
Sur le fond, un délai raisonnable avant relance se situe généralement entre une et deux semaines après l’envoi de la candidature initiale, sauf indication contraire dans l’annonce (certaines précisent une date de clôture ou un délai de réponse). Relancer trop tôt peut donner une impression d’impatience ; attendre plus de trois semaines réduit les chances que la relance soit encore utile si le poste a déjà été pourvu.
Ce qu'il faut éviter : familiarités et formules désuètes
Deux écueils opposés reviennent constamment :
- Trop familier : « Salutations », « Bien à vous » (trop informel pour un premier contact), « À bientôt j’espère », ou l’usage d’émoticônes/émojis, même dans un e-mail. Ces formules sont adaptées à des échanges déjà installés, pas à une candidature.
- Trop désuet ou pompeux : « Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus dévouées et respectueuses », « Dans l’attente d’une réponse que j’espère favorable » suivi d’une formule à rallonge. Ces tournures alourdissent la fin de la lettre sans apporter d’information.
- Le mélange des genres : commencer par « Bonjour » et terminer par « Je vous prie d’agréer… » crée un décalage de registre visible.
- Les formules tronquées : « Salutations distinguées » sans « Je vous prie de recevoir » ou « Je vous prie d’agréer » en amont est grammaticalement incomplet.
- Le tutoiement, y compris si l’entreprise communique elle-même sur ce registre auprès de ses clients : le vouvoiement reste la norme tant que le recruteur n’a pas proposé explicitement de passer au tutoiement.
- Les anglicismes non maîtrisés : « Best », « Best regards » ou « Thanks » en fin d’un courrier autrement rédigé en français créent une rupture de registre incongrue, sauf si toute la candidature est effectivement rédigée en anglais.
Dans le doute, la règle la plus simple reste de relire sa lettre en s’imaginant le message reçu par un destinataire que l’on ne connaît pas encore : une formule qui semblerait déplacée à l’oral lors d’un premier rendez-vous professionnel l’est tout autant à l’écrit.
Exemples concrets : bonne et mauvaise formule mises en contexte
Pour mesurer la différence, voici deux versions d’une même conclusion de lettre — l’une recommandée, l’autre à éviter :
À éviter : « Voilà, j’espère que ma candidature retiendra votre attention, n’hésitez pas à me recontacter, bien à vous ! » — le ton est familier, la ponctuation exclamative déplacée, et « bien à vous » suppose une relation déjà établie qui n’existe pas encore avec un recruteur inconnu.
Recommandé : « Je me tiens à votre disposition pour un entretien au cours duquel je pourrai détailler ma motivation. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » — la phrase de disponibilité précède la formule figée, sans effusion inutile.
Même logique à l’ouverture : « Coucou, je vous contacte pour le poste de… » disqualifie une candidature en une phrase, quand « Madame, Monsieur, » suivi directement de l’accroche installe immédiatement un registre professionnel adapté.
Autre exemple, pour une relance :
À éviter : « Je me permets de vous relancer car sans nouvelles de votre part je commence à m’inquiéter, j’espère que vous n’avez pas oublié ma candidature ! » — le ton anxieux et l’exclamation nuisent à l’image professionnelle du candidat, même si l’attente est légitime.
Recommandé : « Je me permets de revenir vers vous concernant ma candidature envoyée le [date] pour le poste de [intitulé]. Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » — factuel, daté, et sans pression excessive sur le destinataire.
Formules selon le secteur : administration, secteurs créatifs, candidature spontanée
Le niveau de formalisme attendu varie légèrement selon le contexte :
- Administration, fonction publique, secteurs juridiques ou bancaires : les formules les plus classiques et complètes restent la norme — mieux vaut pécher par excès de formalisme que l’inverse.
- Secteurs créatifs, start-up, communication : une formule de conclusion légèrement plus directe (« Dans l’attente de votre retour, je vous prie de recevoir… ») passe bien, sans pour autant justifier la familiarité complète.
- Candidature spontanée : l’ouverture peut préciser d’emblée l’absence d’offre publiée (« N’ayant pas relevé d’offre correspondant à mon profil sur votre site, je me permets de vous adresser ma candidature spontanée »), tout en conservant une formule de conclusion classique.
- Réponse à une offre publiée sur un site d’emploi : il est courant, et recommandé, de mentionner la référence de l’annonce dans l’accroche qui suit immédiatement la formule d’ouverture, pour faciliter le tri du recruteur.
- Candidature via une plateforme ou un formulaire en ligne : lorsque la lettre de motivation est saisie dans un champ de texte limité en caractères, les formules peuvent être raccourcies (« Madame, Monsieur, » à l’ouverture, « Cordialement » à la fin) sans que cela nuise à la candidature, l’outil imposant lui-même un format condensé.
- Grand groupe international opérant en France : même lorsque les échanges internes se font en anglais, une candidature adressée en français doit conserver les formules françaises classiques ; ce n’est que si l’offre est explicitement rédigée en anglais qu’il convient d’adopter les usages anglo-saxons (voir notre exemple de lettre de motivation en anglais).
Tableau récapitulatif : quelle formule selon le contexte
| Contexte | Ouverture | Conclusion |
|---|---|---|
| Lettre papier, destinataire inconnu | Madame, Monsieur, | Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. |
| Lettre papier, destinataire nommé | Madame [Nom], / Monsieur [Nom], | Je vous prie d’agréer, Madame [Nom] / Monsieur [Nom], l’expression de ma considération distinguée. |
| E-mail de candidature | Madame, Monsieur, | Je reste à votre disposition pour tout complément d’information. Cordialement, |
| Relance | Madame, Monsieur, | Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. |
| Candidature spontanée | Madame, Monsieur, | Je me tiens à votre disposition pour un entretien et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. |
En cas de doute, la formule « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » reste la valeur sûre : neutre, professionnelle et adaptée à toutes les situations de premier contact.
