Mis à jour le 15 juillet 2026 · Rédigé par la rédaction de lettre-motivation-exemple.fr
L’attestation de salaire est un document établi par l’employeur pour confirmer la rémunération perçue par un salarié. Elle est fréquemment demandée pour un dossier de location, une demande de prêt bancaire ou une déclaration à la CAF, lorsque les bulletins de paie seuls ne suffisent pas à donner une vision claire et synthétique des revenus.
Ce document est à distinguer de l’attestation de salaire destinée à la CPAM, un formulaire obligatoire que l’employeur doit transmettre en cas d’arrêt maladie, d’accident du travail ou de congé maternité, via la déclaration sociale nominative (DSN). Cette page propose un modèle gratuit d’attestation de salaire « libre », un générateur en ligne, et le détail des cas où l’attestation CPAM s’applique, ainsi que des solutions pour les indépendants et les situations de pluriactivité.
- Qui la rédigeL’employeur, sur la base des bulletins de paie
- Usages courantsLocation, prêt bancaire, dossier CAF
- Attestation de salaire CPAMObligatoire en cas d’arrêt maladie ou d’accident du travail
- Transmission CPAMVia la DSN, généralement sous 5 jours ouvrés
Générez votre attestation de salaire en 1 minute
Renseignez les champs ci-dessous : l'attestation personnalisée s'affiche instantanément, prête à télécharger en TXT ou PDF. Elle doit ensuite être imprimée sur papier à en-tête de l'entreprise et signée par un représentant habilité.
Modèle d'attestation de salaire pour un dossier de location ou de prêt
Ce modèle atteste du niveau de rémunération d’un salarié en poste, pour appuyer un dossier de location, une demande de crédit ou toute démarche où la solvabilité doit être démontrée au-delà des simples bulletins de paie. Il doit être rédigé sur papier à en-tête et signé par une personne habilitée de l’entreprise pour avoir une pleine valeur auprès du destinataire.
[Nom de l’entreprise]
[Adresse]
[SIRET]
[Organisme demandeur ou « À qui de droit »]
[Ville], le [Date]
Objet : Attestation de salaire
Je soussigné(e) [Prénom NOM], en qualité de [fonction : gérant, DRH, responsable RH], atteste que [Prénom NOM du salarié] est employé(e) au sein de notre entreprise depuis le [date d’entrée], en qualité de [intitulé du poste], sous contrat [CDI / CDD] à temps [plein / partiel].
Sa rémunération mensuelle brute s’élève à [montant] €, soit environ [montant net estimé] € net, hors éléments variables. [Préciser le cas échéant : primes, treizième mois, avantages en nature.]
Cette attestation est établie à la demande de l’intéressé(e) pour faire valoir ce que de droit.
Signature et cachet de l’entreprise :
[Prénom NOM]
[Fonction]
Quand demander une attestation de salaire ?
Ce document revient dans plusieurs démarches où la preuve de revenus stables est déterminante :
- Dossier de location : le bailleur veut s’assurer que le loyer représente une part raisonnable des revenus du candidat locataire, généralement de l’ordre de trois fois le montant du loyer, une règle empirique largement répandue chez les agences immobilières.
- Demande de prêt bancaire : la banque évalue la capacité de remboursement de l’emprunteur, en particulier pour un crédit immobilier de longue durée, où la stabilité du contrat de travail pèse autant que le montant du salaire lui-même.
- Dossier CAF : pour certaines prestations, une attestation de salaire peut compléter la déclaration de ressources habituelle, notamment en cas de changement récent de situation professionnelle non encore reflété dans les données fiscales transmises automatiquement.
- Dossier de garde d’enfant ou d’aide sociale : plusieurs organismes calculent leurs aides en fonction du niveau de revenu déclaré, qu’une attestation récente permet de confirmer rapidement sans attendre le prochain avis d’imposition.
- Démarches liées à l’immigration : un visa de travail ou un titre de séjour peut nécessiter la preuve d’un niveau de rémunération minimal, que l’attestation de salaire permet de documenter simplement.
Attestation de salaire employeur ou attestation de salaire CPAM : ne pas confondre
Le terme « attestation de salaire » recouvre en réalité deux documents très différents dans leur objet et leur cadre juridique :
- L’attestation de salaire « libre », présentée ci-dessus, est un document facultatif rédigé à la demande du salarié pour justifier son niveau de revenu auprès d’un tiers (banque, bailleur, CAF).
- L’attestation de salaire destinée à la CPAM est en revanche un document obligatoire que l’employeur doit établir dès qu’un salarié est placé en arrêt de travail pour maladie, accident du travail, maladie professionnelle ou congé maternité/paternité. Elle sert de base au calcul des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) versées au salarié pendant son arrêt.
Depuis la généralisation de la déclaration sociale nominative (DSN), cette seconde attestation est transmise automatiquement et de façon dématérialisée à l’Assurance Maladie, dans un délai habituel de l’ordre de cinq jours ouvrés suivant l’arrêt de travail. L’employeur n’a donc plus, dans la grande majorité des cas, à remplir un formulaire papier séparé : ce n’est pas un modèle libre à personnaliser comme celui présenté plus haut, sa structure étant entièrement normée par la DSN.
Un retard dans cette transmission peut retarder le versement des indemnités journalières au salarié, qui se retrouve alors sans ressources pendant la période de carence. En cas de blocage prolongé, le salarié peut signaler la situation directement à sa CPAM, qui peut relancer l’employeur ou, dans certains cas, procéder à une estimation provisoire des indemnités.
Mentions à vérifier dans une attestation de salaire
Pour être acceptée sans contestation, une attestation de salaire libre doit comporter :
- Identité complète de l’employeur : raison sociale, adresse, SIRET, idéalement sur papier à en-tête.
- Identité du salarié et intitulé précis du poste occupé.
- Montant du salaire, en précisant s’il s’agit d’un montant brut ou net, et sur quelle base (mensuel, annuel).
- Nature du contrat : CDI, CDD, temps plein ou partiel, ces éléments influençant l’appréciation de la stabilité des revenus par le tiers destinataire.
- Éléments variables éventuels : primes récurrentes, treizième mois, heures supplémentaires habituelles, à mentionner séparément du salaire de base.
- Signature et cachet d’un représentant habilité de l’entreprise, datés de moins de trois mois pour la plupart des usages bancaires.
Certains organismes préfèrent recevoir directement les trois derniers bulletins de paie plutôt qu’une attestation synthétique : il est utile de vérifier au préalable le format exact attendu par le destinataire du dossier, ce qui évite un aller-retour et un allongement inutile des délais de traitement.
Cas particuliers : indépendants, intérim et pluriactivité
Certaines situations professionnelles ne permettent pas d’obtenir une attestation de salaire classique établie par un employeur, et demandent des solutions adaptées :
- Travailleur indépendant ou auto-entrepreneur : il n’y a pas d’employeur au sens strict. L’équivalent d’une attestation de salaire est généralement l’avis d’imposition, les déclarations de chiffre d’affaires ou une attestation établie par un expert-comptable sur la base des revenus déclarés.
- Salarié intérimaire : l’attestation de salaire est délivrée par l’agence d’intérim, employeur juridique du salarié, et peut porter sur une ou plusieurs missions selon la période demandée.
- Pluriactivité : un salarié cumulant plusieurs employeurs doit généralement produire une attestation par employeur ; certains organismes additionnent les revenus, d’autres exigent une stabilité de chaque contrat pris isolément.
- Portage salarial : c’est la société de portage qui établit l’attestation de salaire, la relation d’emploi existant juridiquement avec elle et non avec le client final de la mission.
Dans ces configurations, il est recommandé de vérifier en amont auprès de l’organisme destinataire quels documents il accepte réellement comme équivalents à une attestation de salaire classique, afin d’éviter un dossier refusé pour pièce inadaptée.
Attestation de salaire et calcul des indemnités journalières CPAM
Pour bien comprendre l’enjeu de l’attestation de salaire destinée à la CPAM, il est utile de savoir qu’elle sert de base directe au calcul du montant des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) versées au salarié en arrêt de travail.
- Période de référence : le calcul s’appuie en principe sur les salaires bruts des trois derniers mois précédant l’arrêt (ou des douze derniers mois pour un salarié rémunéré de façon irrégulière).
- Plafonnement : les indemnités journalières sont calculées dans la limite d’un plafond de la sécurité sociale, ce qui explique qu’un salaire élevé ne se traduise pas nécessairement par une indemnisation proportionnelle intégrale.
- Complément employeur : en complément des IJSS, de nombreuses conventions collectives prévoient un maintien de salaire par l’employeur pendant une partie de l’arrêt, sous certaines conditions d’ancienneté.
Une erreur ou un retard dans l’attestation transmise par l’employeur à la CPAM peut donc avoir un impact direct sur le montant et la rapidité de versement des indemnités, ce qui justifie l’attention particulière portée à ce document par les services de paie. Un salarié qui constate une anomalie dans le calcul de ses indemnités journalières peut demander à son employeur de vérifier les éléments transmis, ou contacter directement sa CPAM pour un contrôle du dossier.
Que faire si l'employeur refuse de délivrer l'attestation ?
Comme pour l’attestation de travail, aucune obligation légale générale ne contraint un employeur à délivrer une attestation de salaire libre en dehors des bulletins de paie et documents obligatoires. En pratique, un refus injustifié peut néanmoins être analysé comme un manquement à l’obligation de bonne foi dans l’exécution du contrat de travail si le salarié en subit un préjudice avéré (perte d’un logement, refus de crédit).
- Privilégier une demande écrite précisant l’usage exact du document et le délai souhaité, ce qui laisse une trace en cas de contestation ultérieure.
- Proposer une alternative : les bulletins de paie récents peuvent souvent remplacer l’attestation si l’organisme demandeur l’accepte, ce qui évite tout blocage du dossier.
- Solliciter les représentants du personnel en cas de blocage persistant dans une entreprise qui en dispose, notamment lorsque plusieurs salariés rencontrent la même difficulté.
Dans la grande majorité des cas, ce type de blocage reste rare : les services de ressources humaines traitent ces demandes de façon routinière, et un simple rappel suffit généralement à débloquer la situation.
Questions fréquentes sur l'attestation de salaire
L'attestation de salaire précise-t-elle le montant net ou brut ?
Elle peut préciser les deux, mais le montant brut mensuel reste la référence la plus courante, notamment pour les dossiers bancaires et de location. Il est conseillé de faire figurer les deux montants pour éviter toute ambiguïté lors de l’instruction du dossier.
Quelle est la différence entre attestation de salaire et bulletin de paie ?
Le bulletin de paie est un document mensuel obligatoire détaillant précisément le calcul du salaire d’un mois donné, cotisation par cotisation. L’attestation de salaire est un document de synthèse, ponctuel et libre, résumant la situation salariale globale en une page.
L'attestation de salaire CPAM est-elle transmise automatiquement en cas d'arrêt maladie ?
Oui, depuis la généralisation de la DSN, l’employeur transmet cette attestation de façon dématérialisée à l’Assurance Maladie, généralement sous cinq jours ouvrés suivant le début de l’arrêt de travail, sans démarche complémentaire du salarié.
Peut-on demander une attestation de salaire à un ancien employeur ?
Oui, un ancien employeur peut établir une attestation de salaire portant sur une période révolue, à partir des bulletins de paie archivés, notamment pour un dossier de retraite, un prêt ou une reconstitution de carrière.
Une attestation de salaire doit-elle inclure les primes et avantages en nature ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est recommandé lorsque ces éléments sont récurrents : ils donnent une image plus fidèle du niveau de vie réel du salarié, ce qui peut renforcer un dossier de location, de prêt ou d’aide sociale.
