Illustration Modèle de lettre pour réclamer les charges locatives​ – exemple de lettre de motivation

Modèle de lettre pour réclamer les charges locatives​

Mis à jour le 15 juillet 2026 · Rédigé par la rédaction de lettre-motivation-exemple.fr

Vous constatez un décompte de charges locatives incohérent, vous n’avez reçu aucun justificatif malgré votre demande, ou votre bailleur n’a tout simplement jamais procédé à la régularisation annuelle promise ? Une réclamation écrite, précise et datée, reste le meilleur moyen d’obtenir une réponse et, le cas échéant, de faire valoir vos droits de locataire sur les sommes réclamées ou déjà versées au titre des provisions sur charges.

Cette page détaille la différence entre charges récupérables et charges non récupérables, le fonctionnement de la régularisation annuelle, le délai dont dispose votre bailleur pour tenir les justificatifs à votre disposition, le délai dont vous disposez pour contester un décompte, ainsi que la procédure amiable puis la commission départementale de conciliation en cas de désaccord persistant. Deux modèles de lettre à personnaliser et à télécharger sont proposés plus bas.

  • Régularisation des chargesGénéralement annuelle, sur la base des dépenses réelles de l’immeuble
  • JustificatifsLe bailleur doit les tenir à disposition environ 6 mois après l’envoi du décompte
  • Charges récupérablesListe fixée par le décret n°87-713 du 26 août 1987
  • Délai de contestationGénéralement jusqu’à 3 ans, sauf régularisation entre-temps par le bailleur

Générez votre lettre de réclamation de charges locatives en 1 minute

Renseignez les champs ci-dessous : votre courrier personnalisé s'affiche instantanément, prêt à télécharger en TXT ou PDF. Relisez-le et complétez les informations manquantes (bailleur, montants, dates) avant envoi.













Modèle de lettre de demande de régularisation des charges locatives

Ce modèle convient lorsque vous n’avez reçu aucune régularisation annuelle ni aucun justificatif de la part de votre bailleur, alors que vous versez chaque mois une provision sur charges. Il permet de formaliser votre demande par écrit et de disposer d’une preuve datée en cas de silence prolongé.

[Prénom Nom]
[Adresse du logement loué]
[Code postal] [Ville]
[Email] – [Téléphone]

[Nom du bailleur ou de l’agence]
[Adresse du bailleur ou de l’agence]

[Ville], le [Date]

Objet : Demande de régularisation des charges locatives et de justificatifs

Madame, Monsieur,

Locataire du logement situé [adresse complète], sous la référence de bail [numéro], je n’ai à ce jour reçu aucun décompte de régularisation des charges locatives ni les justificatifs correspondants pour l’exercice [année], alors que je m’acquitte chaque mois d’une provision sur charges de [montant] euros.

Conformément à la réglementation applicable aux baux d’habitation, je vous remercie de bien vouloir me communiquer, dans les meilleurs délais, le décompte détaillé des charges récupérables et non récupérables imputées au titre de cette période, ainsi que les pièces justificatives correspondantes (factures, contrats d’entretien, relevés de consommation).

Je reste à votre disposition pour tout échange à ce sujet et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Modèle de lettre de contestation d'un décompte de charges locatives

Ce second modèle s’utilise lorsque vous avez bien reçu un décompte de régularisation, mais que le montant réclamé vous paraît anormal, insuffisamment détaillé, ou qu’il intègre des postes qui ne relèvent pas des charges récupérables auprès du locataire.

[Prénom Nom]
[Adresse du logement loué]
[Code postal] [Ville]
[Email] – [Téléphone]

[Nom du bailleur ou de l’agence]
[Adresse du bailleur ou de l’agence]

[Ville], le [Date]

Objet : Contestation du décompte de charges locatives reçu le [date]

Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu, en date du [date], le décompte de régularisation des charges locatives afférent au logement que j’occupe, faisant apparaître un solde à ma charge de [montant] euros. Après examen attentif de ce document, je conteste ce décompte pour les raisons suivantes : [préciser, par exemple : poste de charges non récupérables imputé à tort, absence de justificatif pour tel montant, écart injustifié par rapport à l’exercice précédent].

Je vous remercie de bien vouloir me transmettre, sous quinzaine, le détail des postes contestés ainsi que les justificatifs correspondants, et de procéder, le cas échéant, à la rectification de ce décompte et au remboursement du trop-perçu éventuel.

À défaut de réponse satisfaisante de votre part, je me réserve la possibilité de saisir la commission départementale de conciliation compétente.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Charges récupérables et charges non récupérables : la distinction essentielle

Toutes les dépenses engagées par le bailleur pour l’immeuble ne peuvent pas être répercutées sur le locataire. La liste des charges récupérables — c’est-à-dire celles que le bailleur peut légitimement vous facturer via les provisions sur charges — est fixée de manière limitative par le décret n°87-713 du 26 août 1987. Toute dépense qui ne figure pas dans cette liste est en principe une charge non récupérable, qui reste à la charge exclusive du propriétaire.

Relèvent généralement des charges récupérables : l’entretien courant des parties communes et des espaces verts, les menues réparations sur les équipements collectifs, la consommation d’eau et d’énergie des parties communes, le salaire et les charges sociales d’un gardien selon des quotités précises, ou encore la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

À l’inverse, les grosses réparations, les travaux d’amélioration de l’immeuble, les honoraires de gestion locative du bailleur ou encore les primes d’assurance de l’immeuble ne sont, en principe, jamais récupérables auprès du locataire. Si votre décompte mentionne un poste qui vous semble relever de ces catégories, il constitue un motif de contestation légitime à faire valoir par écrit.

Dans les copropriétés, le décompte de charges locatives est en général établi à partir des appels de fonds votés en assemblée générale, puis retraité par le bailleur pour n’en extraire que la part récupérable auprès du locataire. Cette étape de retraitement explique pourquoi le montant qui vous est réclamé ne correspond jamais directement au budget global de la copropriété : n’hésitez pas à demander cette ventilation si elle ne figure pas clairement sur votre décompte.

Comment fonctionne la régularisation annuelle des charges locatives

En cours de bail, le locataire verse chaque mois une provision sur charges, estimée par le bailleur sur la base des dépenses de l’exercice précédent. Une fois par an, en principe, le bailleur doit procéder à la régularisation des charges locatives en comparant les provisions perçues aux dépenses réellement engagées pour l’immeuble.

  • Si les provisions versées sont supérieures aux dépenses réelles, le trop-perçu doit vous être remboursé ou déduit du loyer suivant.
  • Si les provisions sont inférieures aux dépenses réelles, un complément vous est réclamé : c’est ce solde qui figure sur le décompte de régularisation.
  • Le bailleur doit, avant d’exiger le paiement du solde, communiquer au locataire le décompte par catégorie de charges ainsi que, pour un immeuble collectif, le mode de répartition entre les locataires.

Si aucune régularisation ne vous a été adressée depuis plusieurs années alors que vous versez une provision mensuelle, il est parfaitement légitime de la réclamer par écrit : c’est l’objet du premier modèle de lettre proposé plus haut sur cette page.

Provisions sur charges : montant et ajustement en cours de bail

20 €150 €

Fourchette indicative de provision mensuelle sur charges selon la taille du logement et les équipements collectifs de l’immeuble — le montant exact figure sur votre contrat de bail et peut être ajusté après chaque régularisation.

Le montant de la provision mensuelle est fixé au bail, puis peut être révisé à la hausse ou à la baisse après chaque régularisation annuelle, pour se rapprocher au plus près des dépenses réelles constatées l’année précédente. Un ajustement important d’une année sur l’autre n’est pas anormal en soi (variation du prix de l’énergie, gros entretien ponctuel des parties communes), mais il doit toujours être justifié par le détail du décompte.

Si vous constatez un écart significatif et non expliqué entre deux régularisations successives, demandez systématiquement le détail comparatif des deux exercices avant de régler le solde réclamé : cela permet souvent d’identifier une erreur de répartition entre locataires plutôt qu’une réelle hausse des dépenses de l’immeuble.

À la sortie des lieux, le bailleur peut retenir une provision sur le dépôt de garantie dans l’attente de la régularisation définitive des charges de l’exercice en cours, généralement plafonnée à une quotité raisonnable des charges de l’année précédente. Le solde doit ensuite vous être restitué une fois la régularisation effectuée, dans un délai encadré à compter de votre départ.

Délai de contestation et obligation de justificatifs du bailleur

Le bailleur a l’obligation de tenir les pièces justificatives des charges à la disposition du locataire, généralement pendant une durée de 6 mois à compter de l’envoi du décompte de régularisation. Passé ce délai, il reste néanmoins tenu de pouvoir justifier des sommes réclamées en cas de litige.

Côté locataire, l’action en contestation ou en répétition d’un indu de charges relève, comme les autres actions dérivant du contrat de location, d’un délai de prescription généralement fixé à 3 ans. Ce délai court en principe à compter du jour où le locataire a eu connaissance des faits lui permettant d’agir, c’est-à-dire, le plus souvent, la date de réception du décompte contesté.

En pratique, mieux vaut agir rapidement dès réception d’un décompte qui vous semble anormal : plus la contestation intervient tôt, plus il est simple pour le bailleur de retrouver les justificatifs correspondants et de corriger une éventuelle erreur de répartition entre locataires de l’immeuble.

Comment vérifier un décompte de charges locatives avant de payer

Avant de régler le solde réclamé sur un décompte de régularisation, quelques vérifications simples permettent d’éviter de payer un montant erroné ou une charge non récupérable.

  • Comparez le montant total des charges de l’exercice avec celui de l’année précédente : un écart important sans explication mérite une demande de précision.
  • Vérifiez que chaque poste correspond bien à une charge récupérable au sens du décret n°87-713, et non à un poste de gros entretien ou de travaux d’amélioration.
  • Contrôlez la clé de répartition appliquée (tantièmes, surface, nombre de locataires) si vous résidez dans un immeuble collectif : une erreur de répartition entre lots est l’une des causes les plus fréquentes de décompte contesté.
  • Demandez, si besoin, une copie des factures correspondant aux postes les plus élevés avant de valider le solde, plutôt que d’attendre un litige pour les réclamer.

Si le logement a changé de locataire en cours d’exercice, vérifiez également que seule la période effectivement occupée vous est facturée : les charges se calculent au prorata du temps de présence dans les lieux, et non sur l’ensemble de l’exercice comptable de l’immeuble.

En cas de litige persistant : procédure amiable puis commission de conciliation

Si votre bailleur ne répond pas à votre courrier de réclamation ou de contestation, ou si sa réponse ne vous paraît pas satisfaisante, plusieurs étapes s’offrent à vous avant d’envisager une procédure judiciaire.

  • Relance écrite : un second courrier, si possible en recommandé avec accusé de réception, rappelant votre demande initiale et fixant un délai de réponse raisonnable.
  • Saisine de la commission départementale de conciliation (CDC) : gratuite et facultative, elle permet de tenter un accord amiable sur les litiges relatifs aux charges locatives avant toute action devant le tribunal.
  • Accompagnement associatif : une association de défense des locataires ou un point conseil budget peut vous aider à vérifier le bien-fondé du décompte contesté.
  • Saisine du tribunal compétent en dernier recours, si aucune solution amiable n’a pu être trouvée dans un délai raisonnable.

Conservez systématiquement une copie de tous vos échanges écrits avec le bailleur ou l’agence : ces éléments constituent la preuve de vos démarches en cas de saisine de la commission de conciliation ou, ultérieurement, du tribunal.

Questions fréquentes sur la réclamation des charges locatives

Qu'est-ce que la régularisation des charges locatives ?

C’est la comparaison, généralement annuelle, entre les provisions sur charges versées par le locataire et les dépenses réellement engagées par le bailleur pour l’immeuble, aboutissant à un remboursement ou à un complément à payer.

Quelles charges le bailleur peut-il récupérer auprès du locataire ?

Uniquement les charges récupérables listées par le décret n°87-713 du 26 août 1987 (entretien courant, certaines consommations collectives, taxe d’ordures ménagères…). Les grosses réparations et travaux d’amélioration restent à la charge du propriétaire.

Quel est le délai pour contester un décompte de charges locatives ?

Le délai de contestation est généralement de 3 ans à compter de la réception du décompte, mais il est recommandé d’agir rapidement, tant que les justificatifs sont encore facilement disponibles.

Le bailleur doit-il fournir les justificatifs des charges ?

Oui, il doit tenir les pièces justificatives à la disposition du locataire, généralement pendant 6 mois après l’envoi du décompte, et être en mesure de justifier les sommes réclamées en cas de contestation.

Que faire si le bailleur ne répond pas à une demande de régularisation ?

Envoyez une relance écrite, si possible en recommandé, puis, en l’absence de réponse satisfaisante, vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation avant d’envisager une action devant le tribunal.

À propos de cet exemple. Cette page est rédigée et vérifiée par la rédaction de lettre-motivation-exemple.fr, spécialisée depuis plus de dix ans dans l’accompagnement des candidats. Les modèles proposés sont des trames à personnaliser : un recruteur repère immédiatement une lettre générique. Les informations sur les salaires, diplômes et conditions d’exercice sont issues des grilles et conventions en vigueur et actualisées régulièrement.


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